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samedi 24 avril 2021

Dix femmes calligraphes dans l’histoire chinoise

 中国古代十大女书法家

Dix femmes calligraphes dans l’histoire chinoise


J’ai publié en 2015 un livre consacré aux femmes poètes de la Chine. Appréciant le talent de ces poétesses chinoises, mes amis-élèves calligraphes  m'ont alors posé cette question :

 Est-ce qu’il y a également  en Chine de grandes femmes calligraphes reconnues ?


Ma réponse est affirmative !

Dans l’ancien Empire du Milieu comme en Chine moderne, brillaient et brillent toujours de nombreuses femmes calligraphes au firmament culturel chinois.

En voici dix que je vais présenter de façon succincte .

蔡文姬 


Cai Wenji : active sous la dynastie des Han de l’est ( 25 – 220 ), née dans une famille de grands lettrés ,  elle reçut une excellente éducation auprès de son illustre père Chai Yong 蔡邕 qui dirigeait à l’époque les milieux littéraires de l’empire.


Intelligente, Cai Wenji récitait dès sa jeune enfance des poèmes de l’époque et s’appliquait dans l’étude de la musique. Elle prenait tous les matins le pinceau pour apprendre la calligraphie sous le guide de son père qui aimait réunir les grands calligraphes de la capitale de l’empire dans son immense salon pour parler et pratiquer la calligraphie. La jeune fille Cai Wenji y était toujours présente aux côtés de son père.

De nos jours, on possède très peu de calligraphies de cette remarquable lettrée. 

Dans la Forêt des stèles de calligraphies à Xi-an, sur une pierre,  est gravé un texte calligraphié par elle. On y voit des traits bien ronds et fluides, on sent la grâce féminine dans ses tracés au pinceau. Les spécialistes contemporains sont unanimes pour déclarer que son xing-cao a une énergie savamment canalisée. 

Cette illustration est une estampe  gravé sur pierre du texte original. 


Le premier aperçu du tableau nous donne l’impression que le tout est comme une goutte d’eau qui dégouline du début à la fin sans  encombre. En effet, les annales disent que Cai Wenji trempait pleinement son pinceau dans l’encre et ne s’arrêtait jamais au milieu d’une ligne . 


Dirigeons maintenant notre regard sur le dernier mot de la colonne de droite  et sur le quatrième mot de la colonne gauche : on y sent une rare aisance du pinceau qui se déploie élégamment sans laisser trop d’espace à l’intérieur des idéogrammes ; le partage de l’espace par le blanc(yang) et le noir (yin) est dosé précisément.

Et puis, portons notre attention aux 2e et 3e mots de la colonne gauche, la longue liaison entre ces mots est naturelle, on ne la sent pas forcée ou hésitante ; les deux signes partagent parfaitement le même axe. Cette spontanéité précise est difficile à acquérir...

La Foret des Stèles à Xi'An - Photos MSG

Encrage d'un estampage


                                                                                                                    (à suivre.....)

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