Vous trouverez sur ce blog, au fil des jours et des mois, les oeuvres réalisées par le Maitre Calligraphe Shi Bo, ainsi que les stages qu'il propose, ses livres numérotés et autres parutions, ses commentaires ....... Que la visite vous soit un enrichissement.
L'administratrice : Sérénité'art

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samedi 4 septembre 2021

CINQ POEMES DE WANG WEI - 701-761) - ( 1-2-3)

1

Village de Luchai

王  维

lù   chái

鹿  柴


kōng shān bù jiàn rén   dàn wén rén yǔ xiang

空山不见人      但闻人语响

Fǎn jǐng rù shēn līn   fù zhāo qīng tài shàng

返景入深林      复照青苔上

traduction :

Village de Luchai

La montagne est déserte, aucune trace humaine

Une voix, pourtant, résonne

Dans la forêt profonde se profile une silhouette

Son ombre se découpe sur la mousse verte


2

Pavillon au fond des bambous

zhú lǐ guǎn

竹 里 馆


dú zuò yōu huáng lǐ   tán qín fù cháng xiào 

独坐幽篁里   弹琴复长啸

Shēn lín rén bù zhī   míng yuè laǐ xiāng zhào

深林人不知   明月来相照






traduction :

Pavillon au fond des bambous

Assis, solitaire, dans le bois dense de bambous

Je gratte le luth en chantant à pleine voix

La forêt est profonde, personne ne m’entend

Seule la lune me caresse de sa lumière limpide


3

Dans la vallée au gazouillement des oiseaux

niǎo míng jiàn

鸟  鸣  涧

rén xián guì huā luò    yè jìng chūn shān kòng

人 闲 桂 花 落     夜 静 春 山 空

yuè chū jīng shān niǎo   shí míng chūn jiàn zhōng

月 出 惊 山鸟     时 鸣 春 涧 中




Traduction :

Dans la vallée au gazouillement des oiseaux

Les fleurs d’osmanthe tombent dans le silence du monde

La nuit calme la montagne au printemps se vide

La lune naissante effraie les oiseaux montagnards

Dans la vallée se répercutent leurs cris de temps à autre

(à suivre ...)


samedi 23 juin 2018

CE GRAND WANG WEI QUE JE VÉNÈRE ( 2)


Quatrième : Vallée Xinyi(辛夷塢)

xīn  yí wù
辛 夷 坞
mù mò fú róng huā   shān zhōng fā hóng è
木末芙蓉花    山中发红萼
Jiàn hù jì wú rén   fēn fēn kāi qiě luò
涧户寂无人   纷纷开且落
Vallée Xinyi
Les branches d’hibiscus en fleurs
La montagne couverte de leurs pétales rouges
La maison au bord du ruisseau est calme
Aucune ombre humaine
Après l’épanouissement
Les fleurs tombent à flocons


Cinquième : Village de Luchai(鹿柴)


lù   chái
鹿  柴
kōng shān bù jiàn rén   dàn wén rén yǔ shēng
空山不见人      但闻人语声
Fǎn jǐng rù shēn līn   fù zhāo qīng tài shàng
返景入深林      复照青苔上

Village de Luchai
La montagne est déserte, aucune trace humaine
Une voix, pourtant, résonne
Dans la forêt profonde se profile une silhouette
Son ombre se découpe sur la mousse verte


J’ai calligraphié ces cinq poèmes sur cinq cahiers impériaux dans le style dit xing-cao 行草書體. L’ensemble du travail artistique est magnifiquement présenté dans une boîte traditionnelle chinoise.
Désormais ces œuvres calligraphiques sont mises en vente. Toutes les propositions sont bien venues.

samedi 16 juin 2018

CE GRAND WANG WEI QUE JE VÉNÈRE ( 1)


Wang Wei 王维
Né en 701 sous la Dynastie des Tang  
Décédé en 761 sous le règne de l’empereur Su Zong de la Dynastie des Tang
Spécialités : poésie méditative shangshui (山水禅诗) ; peinture shangshui  (山水画) ; calligraphie kuangcao (狂草) et musique méditative (禅乐).
Grade administratif : secrétaire général de la cour impériale
Retraite : retiré à Lantian (champ bleu), il se fondait chaque jour dans la nature champêtre.
Wang Wei, un des poètes des Tang que je vénère le plus, est en fait taoïste, il finit par abandonner ses fonctions dans la cour impériale pour mener une vie d’ermite à la campagne et pour se consacrer totalement à la création de poèmes méditatifs shuanshui.
Honoré à l’époque comme « Bouddah de la poésie », Wang Wei chanta durant toute sa vie le vide et le plein, chacun de ses poèmes est en fait une excellente peinture du silence de la nature.
Il nous laissa en tout environ 500 poèmes méditatifs shuanshui.
J’en ai traduit une cinquantaine qui, il y a 15 ans, se sont réunis en recueils numérotés.
Voici cinq des plus appréciés et lus :
Premier : Pavillon au fond des bambous (竹里館)
                                                           zhú lǐ guǎn
竹 里 馆

dú zuò yōu huáng lǐ   tán qín fù cháng xiào
独坐幽簧里   弹琴复长啸
Shēn lín rén bù zhī   míng yuè laǐ xiāng zhào
深林人不知   明月来相照
Traduction :
Assis, solitaire, dans le bois dense de bambous
Je gratte le luth en chantant à pleine voix
La forêt est profonde, personne ne m’entend
Seule la lune me caresse de sa lumière limpide

Deuxième : Dans la vallée au gazouillement des oiseaux(鳥鳴澗)
niǎo míng jiàn
鸟  鸣  涧

rén xián guì huā luò     yè jìng chūn shān kò
人闲桂花落      夜静春山空
yuè chū jīng shān niǎo   shí míng chūn jiàn zhōng
月出惊山鸟     时鸣春涧中
Wang Wei (701-761)
Traduction : 
Les fleurs d’osmanthe tombent dans le silence du monde
La nuit calme la montagne du printemps se vide
La lune naissante effraie les oiseaux montagnards
Dans la vallée se répercutent leurs cris de temps à autre


Troisième : Sans titre(無題)
无  题

jīng xī bái shí chū   tiān hán hóng yè xī
荆溪白石出    天寒红叶稀
shān lù yuán wú yǔ   kòng cuì  shī rén yī
山路元无雨   空翠湿人衣
Traduction :
Du ruisseau Jing émergent des rochers blancs
L’air froid raréfie les feuilles rouges
Sur le sentier montagnard aucune goutte de pluie
Pourtant la verdure solitaire humecte mes habits

(A SUIVRE)