Vous trouverez sur ce blog, au fil des jours et des mois, les oeuvres réalisées par le Maitre Calligraphe Shi Bo, ainsi que les stages qu'il propose, ses livres numérotés et autres parutions, ses commentaires ....... Que la visite vous soit un enrichissement.
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mercredi 19 avril 2023

Cinq poèmes de Bai Juyi 白居易诗五首 - fin

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Fredonnant dans l’oisiveté 


自从苦学空门法 

销尽平生种种心 

唯有诗魔降未得 

每逢风月一閑吟 

 


 

Depuis que j’étudie avec application la voie du vide 

Je me suis débarrassé de toutes sortes de soucis de la vie 

Il n’y a que le démon des poèmes que je n’ai pas réussi à dompter 

Je fredonne oisivement au moindre vent et  à la lueur de la lune

mardi 4 avril 2023

Cinq poèmes de Bai Juyi

                           ... suite                                            

3

宿东林寺 

 

经窗灯焰短 

僧炉火气深 

索落庐山夜 

风雪宿东林 

 

Passant la nuit au temple Donglin 

 

Près de la fenêtre je lis un soutra sous la flamme courte de la lampe 

Le poêle du moine offre un feu vif 

Cette nuit est frissonnante dans la montagne Lushan 

Je passe la nuit au temple Donglin sous une tempête de neige 

  



 

4

抱枕无言语 

空房独悄然 

谁知尽日卧 

非病亦非眠 

 

L’oreiller dans mes bras, sans aucun mot 

Seul dans la chambre vide, à l’aise 

Qui sait que je reste allongé toute la journée 

Pourtant je ne suis ni malade ni sommeilleux 




(à suivre...)

samedi 25 mars 2023

Cinq poèmes de Bai Juyi 

                                                      Cinq poèmes de Bai Juyi 

                                                  白居易诗五首

Bai Juyi 白居易 ( 772 – 846 ) , l’une des trois sommités de la poésie de la dynastie des Tang, brille encore de nos jours   au firmament poétique chinois. 

Alias "Le Tian" 乐天  ( Bienheureux ;  Sans Souci ),  il se donna au crépuscule de l’âge le titre de : 香山居士 ( ermite Montagne parfumée ) pour  se consacrer à son  perfectionnement  dans la  méditation taoïste.  

Plusieurs fois nommé à de hautes fonctions auprès de l’Empereur, Bai Juyi perturba, par ses idées non conventionnelles,  les hauts milieux mandarins qui cherchèrent donc à l’évincer et à l’éloigner de la Cité Impériale : Chang-an 长安 . 


Vers la fin de sa vie, il fut relégué au poste de -  "Préfet des Beaux et Riches départements de Suzhou et Hangzhou "- connus comme le

« paradis sur terre » grâce à leurs magnifiques paysages, ce qui a beaucoup joué dans sa composition poétique empreinte de beauté. 


Bai Juyi aimait se lier d’amitié avec des gens cultivés. Ce fut le cas avec deux poètes  très célèbres de l’Empire Chinois  : 

 Li bai 李白 et Du Fu 杜甫. 

Très ami avec un autre poète important  de l'époque : 

Yuan Zhen 元稹,  ils composaient et fredonnaient fréquemment  ensemble des poèmes improvisés. On en trouve des anecdotes pittoresques dans les annales de la poésie ancienne chinoise. 

Les poèmes de Bai Juyi sont proches de la vie de l’époque. Son vocabulaire poétique est remarquable et populaire, par conséquent facile à comprendre et à réciter. 

On aime en Chine initier les enfants à la poésie ancienne  en leur faisant réciter ses poèmes. 

Voici cinq de ses nombreuses compositions poétiques : 


                                                               1 


舟中夜坐 

潭边霁后多清景 

桥下凉来足好风 

秋鹤一双船一只 

夜深相伴月明中  



 


 
La nuit, assis dans ma barque 

Au bord de l’étang, le paysage est limpide après la pluie 

Sous le pont, il fait frais avec un vent fort 

Deux grues d’automne dans ma barque 

A la nuit profonde elles m’accompagnent sous la lune lumineuse 



2 

夜  凉 

 

露白风清庭户凉 

老人先著夹衣裳 

舞腰歌袖抛何处 

唯对无弦琴一张 

 



Nuit fraiche 

 

La rosée blanche, le vent limpide, la cour dans la fraîcheur 

Le vieillard met avant tout une veste doublée 

Les autres vêtements à la taille de danseuse et aux manches de chanteuse, où sont-ils maintenant ? 

Devant moi, un seul luth sans cordes 


(à suivre)

 



samedi 24 avril 2021

Dix femmes calligraphes dans l’histoire chinoise

 中国古代十大女书法家

Dix femmes calligraphes dans l’histoire chinoise


J’ai publié en 2015 un livre consacré aux femmes poètes de la Chine. Appréciant le talent de ces poétesses chinoises, mes amis-élèves calligraphes  m'ont alors posé cette question :

 Est-ce qu’il y a également  en Chine de grandes femmes calligraphes reconnues ?


Ma réponse est affirmative !

Dans l’ancien Empire du Milieu comme en Chine moderne, brillaient et brillent toujours de nombreuses femmes calligraphes au firmament culturel chinois.

En voici dix que je vais présenter de façon succincte .

蔡文姬 


Cai Wenji : active sous la dynastie des Han de l’est ( 25 – 220 ), née dans une famille de grands lettrés ,  elle reçut une excellente éducation auprès de son illustre père Chai Yong 蔡邕 qui dirigeait à l’époque les milieux littéraires de l’empire.


Intelligente, Cai Wenji récitait dès sa jeune enfance des poèmes de l’époque et s’appliquait dans l’étude de la musique. Elle prenait tous les matins le pinceau pour apprendre la calligraphie sous le guide de son père qui aimait réunir les grands calligraphes de la capitale de l’empire dans son immense salon pour parler et pratiquer la calligraphie. La jeune fille Cai Wenji y était toujours présente aux côtés de son père.

De nos jours, on possède très peu de calligraphies de cette remarquable lettrée. 

Dans la Forêt des stèles de calligraphies à Xi-an, sur une pierre,  est gravé un texte calligraphié par elle. On y voit des traits bien ronds et fluides, on sent la grâce féminine dans ses tracés au pinceau. Les spécialistes contemporains sont unanimes pour déclarer que son xing-cao a une énergie savamment canalisée. 

Cette illustration est une estampe  gravé sur pierre du texte original. 


Le premier aperçu du tableau nous donne l’impression que le tout est comme une goutte d’eau qui dégouline du début à la fin sans  encombre. En effet, les annales disent que Cai Wenji trempait pleinement son pinceau dans l’encre et ne s’arrêtait jamais au milieu d’une ligne . 


Dirigeons maintenant notre regard sur le dernier mot de la colonne de droite  et sur le quatrième mot de la colonne gauche : on y sent une rare aisance du pinceau qui se déploie élégamment sans laisser trop d’espace à l’intérieur des idéogrammes ; le partage de l’espace par le blanc(yang) et le noir (yin) est dosé précisément.

Et puis, portons notre attention aux 2e et 3e mots de la colonne gauche, la longue liaison entre ces mots est naturelle, on ne la sent pas forcée ou hésitante ; les deux signes partagent parfaitement le même axe. Cette spontanéité précise est difficile à acquérir...

La Foret des Stèles à Xi'An - Photos MSG

Encrage d'un estampage


                                                                                                                    (à suivre.....)

jeudi 18 avril 2019

DIALOGUES CALLIGRAPHIQUES 3 - C

(suite)

… Elisabeth F : Voudriez-vous citer quelques exemples ?

Shi Bo : Voici quelques grands auteurs actifs dans la longue histoire chinoise,  aujourd’hui encore très appréciés :

    Tao  Yuanming (陶渊明  365-427) : la plus grande figure de la poésie shan shui shi il quitta la capitale impériale où il occupa une place importante à la cour, pour s’installer au fin fond de la campagne. Il labourait les champs, plantait céréales et légumes, menait une vie paysanne, écrivant des poèmes shan shui shi quand il  pleuvait ou qu’il était malade. Son nom même est devenu le synonyme de l’  « esprit d’ermite ».

    Wang Wei (王维701-761)  semi-ermite Champ Vert : fonctionnaire d’Etat pendant un certain nombre d’années, il quitta la capitale pour se retirer à la campagne où il mena une vie champêtre afin de contempler silencieusement la nature, cultiver son esprit érémitique tout en se consacrant à shan shui shi pour chanter les délices et la pureté du silence que lui offrait son univers profondément paisible.

   Li Bai (李白701-762), alias ermite Lotus Bleu : dans sa tendre jeunesse, il séjourna dans une montagne avec un ermite taoïste, expert dans la méditation profonde. A 25 ans, il quitta son maître et commença son voyage à travers la Chine, en quêtant des méthodes de méditation du Jing. Il se lia d’amitié avec le grand ermite He Zhizhang (贺知章659-744), grand poète et important calligraphe, mais très rapidement il reprit la route pour errer dans la vallée du grand fleuve bleu, composant des poèmes romantiques, mystiques et méditatifs à la gloire de la communion totale entre la nature et les êtres humains. He Zhizhang lui donna le titre d’ « Immortel échoué sur notre terre ».

    Han Shan (寒山actif aux alentours de 672 ou de 766), ermite Montagne Froide : ayant élu domicile dans une grotte en pleine montagne, il pratiquait la contemplation profonde et écrivait sur les pierres, les bambous, les murs et les arbres des poèmes relatifs à la culture de son esprit dans le silence absolu. Environ 300 poèmes shan shui shi de Han Shan nous ont été transmis, tous chantant la méditation dans le silence offert par montagnes et eaux et prônant la culture de l’âme de l’être humain dans la sérénité.

    Bai Juyi (白居易772-846), ermite Montagne Parfumée : membre de l’Académie impériale il travailla à la cour monarchique de la dynastie des Tang pendant peu d’années, car en raison de santé, il se retira de la vie publique et fit construire sa maison d’ermitage dans la montagne parfumée un peu au sud de la ville historique de Luoyang, dans la province du Henan (河南). Il y passa le reste de sa vie, composant de nombreux poèmes sur la limpidité de la nature et le calme de l’âme. C’est le plus grand maître de la poésie shan shui shi.

  Ouyang Xiu (欧阳修1007-1072), alias Yongshu, ermite Six-Un : il était membre de l’Académie impériale, occupant les fonctions de conseiller politique du palais impérial. Mais épris de la vie  recluse et du silence champêtre, il préféra vivre dans son ermitage pour se consacrer à la méditation taoïste et à la poésie chantant les délices de la pureté de la vie dans la nature et du bon effet de la sérénité dans l’âme.

   Su Shi  (苏轼  1037-1101), ermite Colline de l’Est : il était un des importants poète-calligraphe de la dynastie des Song du Nord. Déchu de son poste au palais impérial, il mena une vie recluse près de la frontière, passant son temps à composer de nombreux poèmes sur l’ermitage loin du monde séculier, sur le vide taoïste et sur la pureté spirituelle.
Ci dessus, un exemple de la calligraphie de Su Shi

     Li Qingzhao (李清照1084-1140 ?), femme ermite ayant le titre de Facilité-Tranquillité : remarquable poétesse, excellente maître de calligraphie et experte en sculpture sur métal et pierre, elle erra pendant de longues années, avant de s’installer en ermitage pour retrouver la sérénité de l’âme. Durant sa vie de recluse, elle composa environ quinze volumes de poèmes à la gloire de la sérénité et du parfum du silence.


   Lu You (陆游1125-1210), ermite Vieillard Errant : il prônait la liberté de pensée et le défi aux supérieurs. Dégoûté par sa vie de fonctionnaire dans la capitale impériale, il quitta ce monde de poussière pour s’installer dans sa hutte construite par lui-même au bord d’un cours d’eau où durant ses trente dernières années de vie isolée, il se consacra entièrement à l’écriture des poèmes sur sa vie d’ermite, notamment sur les différentes facettes du paysage silencieux et limpide de l’automne 
Ci dessus un exemple de la calligraphie de Lu You  - (l'art de la calligraphie a travers les âges)
(à suivre).

lundi 11 février 2019

A PROPOS DES SENTENCES PARALLÈLES - ( dui lian ) 话说对联


对联

Les ( dui lian, sentences parallèles)  sont abondamment utilisées par les Chinois à partir du Nouvel An lunaire jusqu’à la Fête des Lanternes (15e jours du premier mois lunaire) pour  créer une ambiance joyeuse.

对联 est composée de deux sentences rythmées en vers poétiques  appelés上联 (sentence droite) et 下联(sentence gauche) : ces deux sentences  se répondent parfaitement en rythme et en nombre de mots. 

On y trouve encore un titre 横批 qui chapeaute les deux sentences.




Le 26 janvier, j’ai composé ma对联 pour mon modeste  nid parisien, voici ces deux sentences

Sentence droite 


上联: 院深巢淺好自在
( La cour profonde, mon nid petit,  je m’y sens bien à l’aise )
Sentence gauche

下联 墨濃筆健舞瘋狂
(L’encre épaisse, mon pinceau robuste, je danse à la folie)
Titre 

                 横批。笑度光陰

( je passe mon temps dans un sourire )

J’ai envoyé cette对联 à mon fils à Pékin. Cinq minutes après je reçois déjà sa réponse :
Cher Papa,
Ta 对联 est bien composée ! Je me permets d’y répondre par ma 对联  !
Il a écrit ceci :

上联: 花都老叟舞文弄墨
( Dans la capitale fleurie (Paris) le vieux lettré danse allègrement avec des mots et de l’encre )
下联;京城少爺開疆闢土

( Dans la capitale impériale (Pékin) le jeune maître s’attèle à défricher de nouvelles affaires )


横批: 父子同心 
(Père et fils à l’unisson de cœur )
Cette 对联 de mon fils est bien rythmée et délicieusement poétique, elle reflète bien son talent littéraire,  j’en suis ravi et fier.
Mon fils m’a promis de calligraphier lui-même cette 对联 et de l’apposer sur sa porte d’entrée pour marquer le Nouvel An chinois et son amour pour son père.
Moi aussi, j’ai calligraphié ma 对联 que j’ai affichée sur la porte de mon petit nid.

mercredi 7 février 2018

LE NOUVEL AN CHINOIS ET LA TRADITION DES SENTENCES PARALLÈLES

Vous n’êtes pas sans savoir que la date du nouvel an chinois est fixée au 15ème jour du premier mois du calendrier lunaire. 

Cette année, il est fixé au 16 février.

Nous y célébrerons par des fêtes l'année du Chien de terre.
La tradition veut que l'on décore toutes les portes d'entrée des maisons (ou presque) de "sentences parallèles".
Elles énoncent des vers poétiques, souhaitant bonheur, santé, prospérité, richesse, sérénité, harmonie dans la maison etc.........

Voici la traduction de celles qui figurent sur cette photo :
à gauche : s'embrasser avec bien être, bonheur et paix.
à droite : accueillir les bras ouverts  printemps, joie et noblesse.
en haut de la porte, les quatre mots signifient 
Bienvenue au printemps
Bienvenue au bonheur.



jeudi 10 août 2017

CITATIONS DE TEXTES CLASSIQUES CHINOIS - 经典摘要 - 1 -


          Dans mon pays  natal, en Chine, on vient de lancer un mouvement appelé « Réciter les anciens textes classiques pour former les jeunes intellectuels ». Ce mouvement a pour but de promouvoir et développer l’éducation des nouvelles générations à travers la lecture et la récitation des anciens textes classiques imbibés de la doctrine et des principes du Confucianisme, du Taoïsme et du Bouddhisme. De ma propre expérience, ces trois “ismes” aident grandement à former l’ossature idéologique et la base de la conduite personnelle des jeunes gens.
Les textes classiques choisis par la Commission Nationale chargée de ce mouvement sont les  suivants :
1-  弟子规 Les règles à respecter par les jeunes enfants
2-  三字经 Classique en vers à trois caractères
3-  千字文 Mille caractères
4-  孝经 Classique de piété filiale
Pour donner à nos lecteurs une idée générale de ces classiques, j’ai fait le choix de  publier sur ce blog un extrait de chaque texte classique.

经典摘要 

Citations de textes classiques chinois ( 1 )
1-  弟子规
Les règles à respecter par les jeunes enfants

弟子規,聖人訓。

首孝悌, 次謹信。
泛愛眾,而親仁。
有餘力,則學文。 
Traduction :
1 - Les règles pour les enfants sont des recommandations des sages.
2 - D’abord la piété filiale et le respect des aînés, ensuite la prudence et la confiance.
3 - Il faut aimer les gens avec amour et bienveillance.
4 - S’il y a encore la possibilité, il faut apprendre la culture.

samedi 27 août 2016

EXPRESSION CHINOISE : 一字之師 (yī zì zhī shī)

Un jour j’ai visité le blog d’une amie. A mon grand étonnement, un  seul mot en chinois peut totalement  changer le sens de son sujet.
En effet, sur ce blog, l’auteur voulait mettre en valeur son amour-propre, en publiant un post contenant deux mots chinois 自愛. Mais je ne sais pour quelle raison cette amie a calligraphié ces deux mots chinois en 白愛, ce qui a totalement changé le sens de son post.
自愛 (voir la calligraphie 1)
veut dire qu’on s’aime soi-même, (amour propre)



Mais白愛 (voir la calligraphie 2) signifie aimer vainement.

Entre自 et 白, il n’y a qu’un seul trait qui les distingue, mais ce seul trait porte une telle différence dans le sens qu’il faut y être absolument attentif  lorsqu’on les écrit ou calligraphie.
Cela me rappelle un autre exemple : il n’y a pas tellement longtemps, j’ai lu sur ce même blog un texte poétique où se trouve un vers suivant :
忽然生鳞甲 qui signifie ceci : soudain sur  la carapace apparaissent des  écailles ( voir la calligraphie 3). 
calligraphie 3
Mais je ne sais toujours pas pour quelle raison l’auteur du post a calligraphié ceci : 忽然生鳞申 (voir la calligraphie 4) qui ne veut rien dire sinon on pourrait traduire à la rigueur comme cela : soudain sur les écailles est apparu le 9e des 12 Rameaux terrestres.
Calligraphie 4
On sait que 甲 signifie carapace tandis que 申 veut dire « affirmer » ou bien signifie le 9e des 12 Rameaux terrestres. Le seule trait vertical au milieux les distingue.
Cet exemple nous rappelle une fois de plus combien importante est notre attention à chaque trait dans la calligraphie.

D’où l'expression chinoise : 一字之師 (yī zì zhī shī). Cette expression   signifie littéralement «enseignant d’un seul mot», ou «enseignant d’un seul caractère [chinois]».