Vous trouverez sur ce blog, au fil des jours et des mois, les oeuvres réalisées par le Maitre Calligraphe Shi Bo, ainsi que les stages qu'il propose, ses livres numérotés et autres parutions, ses commentaires ....... Que la visite vous soit un enrichissement.
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lundi 11 février 2019

A PROPOS DES SENTENCES PARALLÈLES - ( dui lian ) 话说对联


对联

Les ( dui lian, sentences parallèles)  sont abondamment utilisées par les Chinois à partir du Nouvel An lunaire jusqu’à la Fête des Lanternes (15e jours du premier mois lunaire) pour  créer une ambiance joyeuse.

对联 est composée de deux sentences rythmées en vers poétiques  appelés上联 (sentence droite) et 下联(sentence gauche) : ces deux sentences  se répondent parfaitement en rythme et en nombre de mots. 

On y trouve encore un titre 横批 qui chapeaute les deux sentences.




Le 26 janvier, j’ai composé ma对联 pour mon modeste  nid parisien, voici ces deux sentences

Sentence droite 


上联: 院深巢淺好自在
( La cour profonde, mon nid petit,  je m’y sens bien à l’aise )
Sentence gauche

下联 墨濃筆健舞瘋狂
(L’encre épaisse, mon pinceau robuste, je danse à la folie)
Titre 

                 横批。笑度光陰

( je passe mon temps dans un sourire )

J’ai envoyé cette对联 à mon fils à Pékin. Cinq minutes après je reçois déjà sa réponse :
Cher Papa,
Ta 对联 est bien composée ! Je me permets d’y répondre par ma 对联  !
Il a écrit ceci :

上联: 花都老叟舞文弄墨
( Dans la capitale fleurie (Paris) le vieux lettré danse allègrement avec des mots et de l’encre )
下联;京城少爺開疆闢土

( Dans la capitale impériale (Pékin) le jeune maître s’attèle à défricher de nouvelles affaires )


横批: 父子同心 
(Père et fils à l’unisson de cœur )
Cette 对联 de mon fils est bien rythmée et délicieusement poétique, elle reflète bien son talent littéraire,  j’en suis ravi et fier.
Mon fils m’a promis de calligraphier lui-même cette 对联 et de l’apposer sur sa porte d’entrée pour marquer le Nouvel An chinois et son amour pour son père.
Moi aussi, j’ai calligraphié ma 对联 que j’ai affichée sur la porte de mon petit nid.

mardi 27 novembre 2018

ZHANG JI (张继) ....ET MON PREMIER POÈME D'ENFANCE.


Mes grands-parents maternels sont originaires de Suzhou ( 苏州 ), située à 80 kilomètres de Shanghaï. Cette petite ville, réputée comme  la Venise de l’Extrême Orient, est sillonnée et nourrie par de multiples rivières et ruisseaux qui offrent un paysage pittoresque et un terroir propice à la culture de bonsaï. J’y ai passé une grande partie de mon enfance et de mes vacances scolaires chez mes grands-parents. J’en garde de merveilleux souvenirs.
Un soir d’été, quand j’avais 5 ans, mon grand-père et moi nous promenions le long de la rivière qui longe le quartier pavillonnaire où se trouvait notre grande maison composée de plusieurs pavillons et d’un joli étang. Bientôt nous arrivâmes  sur un pont déjà illuminé par des lanternes rouges. Adossé à une balustrade du pont, mon grand père, en caressant sa petite moustache, fredonna ce poème
枫 桥 夜 泊
张   继

月落乌啼霜满天
江枫渔火对愁眠
姑苏城外寒山寺
夜半钟声到客船
Zhang Ji (8e siècle)
Une nuit près du Pont des érables
La lune décline
Les corbeaux se lamentent
Le ciel est plein de givre
Au bord de la rivière
Les érables s’illuminent aux feux des pêcheurs
Je sombre dans un sommeil mélancolique
En dehors de la ville de Gusu
Se dresse le temple de Hanshan
A minuit le tintement de sa cloche
Parvient jusqu’à ma barque
Il brandit son bras droit dans la direction d’un temple et me dit tout doucement :


« Voilà le fameux temple de Hanshan, A l’origine c’était un temple taoïste,  sous la dynastie des Tang il fut dirigé par le célèbre ermite Hanshan. Il est donc couramment appelé Temple de Hanshan »
Ensuite, mon grand-père me répéta et expliqua chaque vers de ce poème  que je redisais après lui jusqu’à pouvoir tout le réciter.
Ce fut mon premier poème d’enfance !
Effectivement sur le pont ce soir-là, je voyais des bateaux de pêcheurs dont les feux illuminaient les vaguelettes de la rivière, j’entendais des croassements de corbeaux revenus dans leurs nids haut perchés dans les branches de platanes. Un paysage envoutant, mystérieux et paisible.
Depuis ce soir-là ce petit poème ne m’a plus jamais quitté, Que je sois à Shanghaï, à Pékin, au fin fond de la chaîne de montagne Zhongtiao (où je passais mes années douloureuses pendant la révolution culturelle de Mao), ou bien à Paris, ce poème me rappelle toujours mon heureuse enfance !
Photo/ net - Statue de Zhang Ji

En automne 1996, j’ai été invité à animer un stage de calligraphie à Avignon. Ce fut une belle occasion pour moi de visiter ce célèbre pont d’Avignon. Alors que je le traversais, l’image du pont des érables du poème de Zhang Ji envahit mon cerveau, et à mes oreilles sonna la voix de mon enfance qui me chuchotait alors « Sur le pont d’Avignon… » que j’avais chanté à Shanghaï avec mes petits copains français. Le pont des érables et le pont d’Avignon se fusionnaient dans mon esprit. J’étais envahi par des délices indescriptibles et innommables.
Quel bonheur !
Chaque fois que je récite le poème de Zhang Ji, je vois mon grand-père sur le pont des érables, souriant, heureux, caressant sa petite moustache. Cette image m’a beaucoup encouragé à supporter les souffrances physiques et morales de mes années de prison pendant la révolution culturelle.
Mais cette image m’accompagne aussi dans mes jours et mes moments heureux à Paris, surtout lorsque la solitude me saisit. Elle m’aide à savourer les délices du silence.

samedi 30 juin 2018

AU REVOIR MON FILS



Récemment mon fils est venu, de Pékin à Paris, pour me rendre visite pendant quelques jours. Nos cœurs se rapprochant, nous avons passé des moments intenses et intimes :  notre amour s’en trouve bien raffermi et renforcé.
Au jour où il me quittait, verres levés haut, larmes aux yeux, nous avons bien trinqué à nos santés et à nous revoir bientôt. Je fus saisi d’une grande tristesse, ne sachant quand nous nous réunirions à nouveau.
Pour exprimer ma mélancolie, je lui calligraphiais ce poème de Li Shangying (812 – 866) intitulé "Sans titre"無題- poème réputé pour chanter la séparation. Voici une copie de ma calligraphie :


無題

相見時難別時難,東風無力百花殘。
春蠶到死絲方盡,蠟炬成灰淚始幹。
曉鏡但愁雲鬢改,夜吟應覺月光寒。
蓬萊此去無多路,青鳥殷勤為探看。


Sans titre
Difficiles sont nos rencontres
Encore plus difficiles sont nos adieux

Le vent d’est paraît affaibli
Les cent fleurs flétries
Le ver à soie ne cesse de donner son fil
qu’au moment de sa mort
La bougie tarit ses larmes
Quand elle est réduite en cendres
Au matin devant le miroir
La seule crainte est de voir les tempes changer de couleur
Au soir le chant fait sentir la fraîcheur lunaire
La route n’est plus longue d’ici aux îles des Immortels
L’Oiseau Vert prévenant explore le chemin d’adieu pour nous.
                                                           Li Shangying 

vendredi 19 janvier 2018

A BEIJING, VISITE À DES AMIS

Sur le mur, un papier finement découpé représente les signes du zodiaque chinois.

A Pekin, la vie continue :  ainsi, j'ai rendu visite à des amis et leur ai offert cette calligraphie.


                                                      Souhaits pour la nouvelle année !

谐韻祥和

qui signifie "Harmonie et  bonheur"


dimanche 26 février 2017

A PROPOS DE MON NID RUDIMENTAIRE - I -


Tous ceux qui me fréquentent savent que j’habite un petit studio exigu et vieilli dans le beau quartier de Montparnasse. Depuis plus de quinze ans, je m’y sens bien à l’aise, je le considère intimement dans mon esprit d’ermite solitaire comme mon « nid » douillet et pratique. Je ne sais plus combien de livres et d’œuvres de calligraphie sont nés dans le silence et dans la douceur que m’offre généreusement ce « nid » rudimentaire.
Mais il arrive que de temps en temps l’attitude de certains de mes élèves me gêne pour ne pas dire: me fait  de la peine.
Il y a huit ans, après cinq cours avec moi, une élève refusait de continuer à venir chez moi, uniquement à cause de mon logis « trop petit et trop délabré »  - Sic. Son air hautain  m’a profondément blessé pendant longtemps.
Une autre élève croyait nécessaire de pointer sans cesse du doigt les installations de mon « nid », je sentais bien que le logement l’indisposait. Enfin elle a fini par arrêter ses cours avec moi…
Une autre élève m’a déclaré ceci : « Attirée par votre grande célébrité, je viens chez vous chercher la beauté, mais ici tout est vieilli, aucun confort… » . J’ai stoppé rapidement les cours avec elle .
Toutes ces réactions  provoquent des remous dans mon esprit en me donnant un goût amer car cela me rappelle mes dix années en prison pendant la Révolution culturelle de Mao : sur la mi-pente de la montagne Zhongtiao - province Shanxi - un vieux temple envahi par des araignées et des serpents, sans fenêtres, aux murs à moitié effondrés, où j’ai subi d’innombrables attaques d’insectes et les intempéries sans parler des brutalités infligées allègrement par deux jeunes gardes rouges. Avec cette expérience de vie douloureuse, je me sens bien protégé, bien à l’aise dans mon « nid » actuel, je suis maître de moi, de mon âme et de mon temps : je sens que ce minuscule univers m’appartient entièrement… Que demander de plus !
J’offre à ceux qui ne me comprennent pas ces deux vers qui cristallisent mon état d’esprit :

                 君不見五尺斗室簡與陋


Votre honneur, vous ne comprenez pas ce logis exigu et rudimentaire
君不知古稀幽人安且樂


Votre honneur, vous ne voyez pas que ce vieil ermite s’y sent en sécurité et heureux
L’incompréhension de certains élèves à propos de mon logement me rappelle aussi le célèbre texte du grand poète de la Dynastie des Tang  Liu Yuxi 刘禹锡 ( 772 – 842 ). 
Ce haut fonctionnaire érudit participa à un groupement de grands intellectuels réformistes de la capitale impériale, mais le clan des conservateurs jouissait de l’appui de l’empereur. La tentative des réformistes fut écrasée. Liu Yuxi fut relégué dans le district Hezhou, province de l’Anhui, en tant que conseiller juridique. Le préfet du district lui accorda une maison de trois pièces en périphérie du chef-lieu, au bord d’une rivière. Liu Yuxi ne s’y sentait pas isolé, bien au contraire, il prenait beaucoup de plaisir dans cet isolement. Il apposa deux vers poétiques sur les deux battants de la porte de sa nouvelle maison :

                                                  面對大江觀白帆

Face à ce grand fleuve j’admire des voiles blanches




身在和州思爭辯 
Installé au district Hezhou je pense aux débats politiques.
Mécontent de cette insolence, le préfet ordonna de déménager le conseiller juridique dans une petite maison à deux pièces, encore plus loin de la ville.
                                                                                     (suite dans le prochain post.......)

mardi 20 septembre 2016

JE SUIS HEUREUX

Pour m’accompagner dans ma solitude, mon fils qui travaille à Beijing vient quatre fois par an à Paris, dans le but de prêter attention à ma santé et à ma vie quotidienne. Très touché par sa gentillesse, je lui ai calligraphié ces deux vers de ma composition
 悲歡離合一盃酒
De réunion à séparation ou de séparation à réunion, vidons notre verre pour avaler notre tristesse ou notre joie
隻有江山古到今
Seuls les fleuves et les montagnes peuvent exister de la nuit des temps jusqu’à nos jours

dimanche 15 juin 2014

UN JEUNE PEKINOIS A PARIS........ (2)

La leçon !
Dans le nom de Shi Yi Chen, il y a trois soleils !
时易晨

 Le jeune calligraphe s’applique à reproduire les caractères.
 Pour rendre le trait brisé plus vigoureux et plus élégant, je lui montre l’inclinaison du pinceau et le mouvement du poignet.


Je lui demande aussi de sentir le souffle qui circule entre les doigts de ma main. 
Penché sur la table, il est très attentif à chaque geste.

 Après plusieurs essais, Yi Chen se lance dans le style “herbe folle”, avec rapidité et fluidité.
Il a relativement bien réussi.
Cela fait de lui un “excellent calligraphe en herbe” !


Je suis conscient qu’il progresse constamment bien qu’il soit encore un “débutant” dans cet art, malgré 5 ans de pratique enthousiaste !
Heureusement, nous ne fîmes pas que travailler, mais,  complices,  nous prîmes aussi le temps de nous détendre !

vendredi 13 juin 2014

UN JEUNE PEKINOIS A PARIS........

"l’atelier Sérénité a accueilli dans ses murs, ces jours derniers, le jeune pékinois : 
Shi Yi Chen   时易晨.

Shi Bo et Shi Yi Chen déambulent dans Paris.
 Voici quelques images de son passage dans la capitale......
 S’il n’a pas négligé la visite de Paris Yi Chen n’a pas manqué non plus,  de me demander de faire de la calligraphie.

Evidement, lorsque nous nous retrouvons, c’est toujours un grand plaisir pour moi de le guider sur la voie calligraphique et j'ai accepté avec joie.
C'est ainsi qu'une grande complicité s'est développée entre nous !


Le jeune garçon pratique la calligraphie depuis 5 ans déjà.
 Depuis l’âge de  5 ans, mon petit fils, guidé par sa maman - elle même calligraphe lauréate du premier prix de Pékin lors  du "Concours municipal des femmes calligraphes de Pékin (2003) - tient le pinceau et perpétue ainsi la tradition familiale en s'adonnant avec enthousiasme à la pratique de la calligraphie chinoise.
Une séance de calligraphie du jeune garçon, dans l'atelier Sérénité.
Sa connaissance de l'écriture chinoise se développe au fil des ans, lui donnant une plus grande latitude dans le choix du tracer des caractères. 
Nous avons donc, à sa demande,  entrepris quelques exercices !
(suite dans le prochain post) 

jeudi 19 septembre 2013

RENTRÉE : QUELQUES IMAGES DE MON SEJOUR À PEKIN.

D'abord, laissez moi vous dire que je suis heureux de vous retrouver !
je vous présente ci dessous quelques images prises, avec mon petit fils,  pendant nos échanges calligraphiques !
Dans ma bibliothèque,  nous parlons d'un poème ancien 

  La tradition se perpétue dans la famille : Yichen s'applique à l'étude de la calligraphie ! 



Ce qui ne l'empêche pas de travailler avec assiduité toutes les disciplines de l'école !

jeudi 14 février 2013

DEBUT POETIQUE DE L'AN DU SERPENT

Mon fils et moi avons l'habitude de nous envoyer mutuellement des poèmes pour échanger nos émotions et nos sentiments aux moments importants.
Le 9 février 2013, le dernier jour de l'An du Dragon, j'ai reçu, avec beaucoup d'émotion, un long poème de mon fils qui voulait me souhaiter par là une Bonne Année du Serpent.
 J'ai réalisé la traduction de ce long texte, sans pouvoir, toutefois, retrouver  avec exactitude la profondeur et le parfum de la poésie chinoise. Il est composé sur le modèle du poème de Su Shi (époque Song) ; “A la mi-automne”.
Voici le poème en chinois, ma traduction ainsi que ma calligraphie.


Le poème de Qiao calligraphié par Shi Bo 

 贺老爸蛇年大吉

老爸平安否?金龙啾,银蛇静候,岁末交错。岂容时节蹉跎。蓦然回首,幸与老爸同舟,共斗翻云覆雨手。忆峥嵘,岁月稠,且做杯中酒,遥相觥筹。此番情,纵至亲骨肉,问天下几人能够?新春奏,肝胆相守,把却我心与爹剖!祝福更有:体健安康人长寿,事事顺意福长久!且看梅花笑寒,风拂柳,化冰霜摧折为绕指柔。来时路悠悠,前行路,亦悠悠!与老爸共勉,时间赛跑,路尽头,壮志得酬,步步高走!
                                 儿子叩首!
Que tout aille au mieux pour Papa en l’An du Serpent
时 嶠  Shi Qiao  
"Vas-tu bien mon cher Papa ? 
Le Dragon d’or murmure, le Serpent d’argent attend silencieusement ce moment d’ enchaînement  des années. 
Comment peut-on laisser passer le temps écouler vainement ?  Jetant un regard en arrière, je me sens heureux de partager le même bateau avec toi, dans ce monde où nous avons lutté ensemble contre vents et marées. 
Je me rappelle les moments émouvants et éprouvants. 
Nous, séparés aux  deux bouts du monde, levons ensemble nos coupes et vidons-les à notre futur. 

Cet amour qui nous  lie,  père et fils, forgé dans notre sang et avec notre chair, est profondément ancré en nous :  rares sont les personnes qui peuvent vivre durablement de pareils sentiments.
Le nouveau Printemps s’annonce, nous restons à l’unisson. 
Du fond du coeur j’aimerais te montrer mon âme qui t’est fidèle, et te souhaiter bonheur, bonne santé et longévité. 
Que tout réponde bien à tes voeux pour ton bonheur éternel ! Regardons les fleurs du prunus qui sourient dans le froid, les saules qui dansent au vent doux. La glace fond déjà et les branches d’arbre tournent gracieusement autour de mes doigts.

Notre futur est encore long, comme l’est notre chemin qui nous mènera  à l’infini ! 
J’aimerais que, père et fils, nous nous encouragions mutuellement, que nous engagions une course contre la montre et qu’au bout de ce long parcours notre voeu soit réalisé, pas à pas, de mieux en mieux.

Avec ma vénération et mes sentiments respectueux."
Poème et calligraphie de Shi Bo

Chant du fond du coeur
-- En réponse au poème de mon fils


     訴   衷   情
  -- 答嶠兒詞
         薄霧朦朧巴黎城,
         孤燈思親人。
          怎怨萬里阻隔, 
           父子同舟深情。
           憶往事,悲壯懷,痛成傷。
            桑榆雖晚,欲譜新歌,
               後繼有人。
         寫於2013年2月11日  巴黎


Dans la ville de Paris
Flotte une brume légère
Au clair de ma lampe solitaire
Galope ma pensée vers les miens

Pas de lamentation contre cette séparation
de dix mille Li
Animés des sentiments si purs, si sincères,
Père et Fils rament dans une même barque

Dans l’âme pathétique
Grondent mes souvenirs du passé tragique
Les blessures sont trop profondes

Certes approche déjà l’âge crépusculaire
Pourtant ma volonté est forte d’écrire une nouvelle page de chant héroïque
Car le successeur est déjà là
Pour continuer mon oeuvre

     (le 11 février 2013  à Paris)

vendredi 23 novembre 2012

LA POESIE M'ACCOMPAGNE : 11/11

Après avoir obtenu un prix littéraire

Invité par l’Association des Ecrivains de Langue française au déjeuner dans les Salons de Boffrand, au Palais du Sénat, j’ai reçu un diplôme et une médaille gravée à mon nom pour mon livre 
« Entre Ciel et Terre » 
qui a obtenu une « Mention spéciale ».

                                                       獲文學獎有感



博芳廳輝煌典雅,
桂冠們喜驚天地。
名雀起異國文壇,
賞孤芳再添新程。


Dans les Salons splendides de Boffrand du Sénat

Les lauréats rayonnent d’une joie qui remue Ciel et Terre
Reconnu par le milieu littéraire
Je m’envole déjà pour un nouveau parcours

Le 17 mars 2001