Vous trouverez sur ce blog, au fil des jours et des mois, les oeuvres réalisées par le Maitre Calligraphe Shi Bo, ainsi que les stages qu'il propose, ses livres numérotés et autres parutions, ses commentaires ....... Que la visite vous soit un enrichissement.
L'administratrice : Sérénité'art

vendredi 3 avril 2020

MES EXERCICES CALLIGRAPHIQUES


Actuellement, la vie étant perturbée par la propagation du coronavirus, je m’enferme des jours entiers dans mon petit nid où je passe le temps à lire, à calligraphier et à fredonner des poèmes de la Dynastie des Tang.

Quelques poèmes des Tang chantant le printemps me procurent beaucoup de plaisir dans cette vie désertique , monacale , cloîtrée entre quatre murs. 
Je ne cesse de lire et de réciter le poème de  Yu Liangshi ( 于良史 ) intitulé《春山夜月》( Montagne nocturne au printemps au clair de lune ). 
Les deux premiers vers m’envoûtent car ils traduisent bien mon état d’esprit actuel qui, désoeuvré,  aime errer sous la lueur de la lune. Emu par cette description lyrique, je fais appel à mon cher pinceau pour me lancer dans mon exercice calligraphique.  
春山多勝事
Au printemps la montagne emplie
de nombreuses merveilles

賞玩夜忘歸
J’en jouis jusque très tard dans la nuit
oubliant le retour


.... la suite du poème : 
....Les deux mains jointes je prends de l'eau 
et la lune est dans le creux de mes mains
Je caresse les fleurs
et mes vêtements en sont parfumés
Emporté par la joie
Je me moque de la longue route parcourue
Je regrette de quitter ces fleurs odorantes
Mes regards se dirigent vers le sud où la cloche résonne

Un pavillon se cache dans la verdure profonde !


jeudi 26 mars 2020

LI SHANGYIN - LETTRÉ FIDELE A SON AMOUR - Fin

Pour finir, voici un des nombreux poèmes que Li Shangyin écrivit après la mort de sa femme :
忆梅

定定住天涯
依依向物华
寒梅最堪恨
长做去年花

Pensée pour les fleurs de prunier

Je m’installe solidement au bout du monde 
Mais je m’attarde souvent auprès de ces fleurs
Les fleurs de prunier dans le froid sont à haïr
Elles s’épanouissent et disparaissent avec le printemps

Cliquer sur les images pour les agrandir....

L’auteur composa ce poème pendant son voyage dans les régions frontalières peu après la mort de sa femme. Il y resta longtemps. Lorsqu’il voyait les fleurs de prunier offrant leur splendeur dans le froid rigoureux et très rapidement se fanant avant les autres fleurs du printemps, il pensa à sa femme qui le quitta si jeune, 16 ans seulement après leur mariage. 
Photo MSG - mars 2020
Cette vive nostalgie se transforma en un regret aigu et amer qui frôlait la haine. On comprend facilement sa douleur perçant ses entrailles.

Li Shangyin est un des remarquables poètes des Tang que j’admire, tant pour ses excellentes créations poétiques que pour sa personnalité. Il représente la perfection littéraire et le fidèle amour qui animent l’âme des lettrés traditionnels chinois. Les quelques 1000 poèmes qu’il nous laissa constituent une partie des lectures qui accompagnent ma vie parisienne.

mardi 17 mars 2020

LI SHANGYIN - LETTRÉ FIDELE A SON AMOUR - (3)

Fidélité à son amour pour son épouse.

Ce que j’admire le plus chez ce poète de la Dynastie des Tang est sa fidélité à son amour pour son épouse. Durant ses voyages, il composa de nombreux poèmes en l’honneur de sa femme, pour lui exprimer ses profonds sentiments.
Voyons un exemple :

夜雨寄北

君问归期未有期
巴山夜雨涨秋池
何当共剪西窗烛
却话巴山夜雨时

( 4 )
La pluie nocturne envoyée au nord

Tu me demande la date de mon retour
Mais je n’ai pas cette date
La pluie nocturne dans la montagne Bashan
Fait déborder le lac automnal
Quand pourrons nous éteindre ensemble
La bougie qui brille près de la fenêtre ouest 
de notre chambre 
en te murmurant cette pluie à Bashan

Par cette nuit pluvieuse à Bashan dans le sud de l’empire, l ’auteur en voyage pensait fort à sa femme qui restait chez eux dans le nord du pays. Il n’eut pas la date de retour à lui annoncer, il exprima son fort désir de partager avec sa femme la même lumière de la bougie et la même douceur du murmure commun sur la pluie à Bashan. Quel profond amour pour son épouse !

Voyons un autre poème d’amour :

端居

远书归梦两悠悠
只有空床敌素秋
阶下青苔与红树
雨中寥落月中愁
( 5 )


Vie oisive
La missive lointaine tant et vainement attendue
 le retour chez moi si rêvé inutilement 
Seul réel est mon lit solitaire affrontant l’automne bien glacial
La pluie renforce ma solitude
Le clair de la lune accentue ma nostalgie

Toujours sur le chemin du voyage, l’auteur attendait la lettre de sa femme et rêvait de rentrer bientôt auprès d’elle, mais ce ne fut que illusoire, la pluie et la lune rendaient plus forte sa pensée pour sa femme...                                                                       (a suivre)

vendredi 6 mars 2020

LI SHANGYIN - LETTRÉ FIDELE A SON AMOUR - (2)

Passion à la nature
Notre lettré poète Li Shanghyin adorait passionnément flâner dans la nature : les historiens aiment raconter des anecdotes qui le concernent. Par exemple, un jour en plein hiver 848, après un dîner bien arrosé chez un ami poète, Li Shangyin quitta son ami et longea seul un sentier qui le conduisit au bord d’une rivière torrentielle. Par un faux pas il tomba dans l’eau glaciale : il se réveilla de l’ivresse et s’allongea dans les herbes jusqu’à l’aube lorsqu’un pêcheur matinal le trouva presque inanimé. Le pêcheur le couvrit de son manteau, frotta son corps pendant longtemps… Eveillé, Li se fâcha contre le pêcheur en lui lançant : « Pourquoi me fais-tu si mal sur tout mon corps ? » Le pêcheur lui adressa un sourire amer.
Li Shangyin est un poète qui chante la nature, parmi ses nombreux poèmes, deux me plaisent particulièrement :






  

  高阁客竟去      
小园花乱飞
  参差连曲陌      
迢递送斜晖

   肠断未忍扫      
眼穿仍欲稀
   芳心向春尽      
   所得是沾衣   

Les fleurs pleuvent

Les visiteurs ont quitté mon pavillon haut perché
Les pétales tourbillonnent dans la cour isolée
Ils se répandent sur les sinueuses allées
Et puis s’envolent très loin saluer le soleil décliné
Aux entrailles percées je n’ai pas le courage de les balayer
Mon regard fixé sur les branches 
qui continuent à se dénuder
Mon cœur sublime s’attriste avec le printemps 
qui s’achève
Je ne peux que mouiller ma robe de larmes discrètes

A travers ce petit poème, on sent parfaitement bien que ses larmes pour les fleurs qui s’en vont avec le printemps sont profondément sincères.


    

  向晚意不适     
驱车登古原
   夕阳无限好      
只是近黄昏.

Temple de Leyou

A l’approche du soir
Me sentant mélancolique
Je grimpe en char
Jusqu’au temple antique
Le soleil couchant est une splendeur indescriptible
Déjà règne le crépuscule

Notons que les deux derniers vers de ce poème sont devenus aujourd’hui une maxime populaire très répandue en Chine. On les cite pour exalter la profonde admiration  pour la splendeur des derniers temps de la vie de toute personne, mais c’est une admiration mêlée au regret pour la fin de la vie ( crépuscule de la vie )On peut trouver ce genre de regret dans beaucoup d’autres anciens poèmes chinois.


                                                                                                                                    ((à suivre)

    
(à suivre)

dimanche 1 mars 2020

LI SHANGYIN - LETTRÉ FIDELE A SON AMOUR (1)

     
Li Shangyin ( 813 – 858 ), né dans une famille pauvre, perdit à 3 ans son père. 
Elevé par sa mère, il menait une vie bien difficile sur tous les plans, mais studieux et tenace, il apprit bien la littérature de son époque et maîtrisa remarquablement la langue écrite. 
Très jeune il copiait des textes pour des lettrés de sa petite ville, ce qui lui permit d’apprendre la littérature et la calligraphie. 
Résultat : dès sa tendre jeunesse, il composait déjà des poèmes décrivant la nature et les sentiments humains. Ses œuvres calligraphiques étaient bien appréciées dans la capitale impériale Chang An.
 
"Li Shanyin lettre fidèle à son Amour"
 李商隐
      忠于爱情的文人
Petit fonctionnaire de la cour impériale
Avec l’aide de son initiateur poétique Linghu Chu (令狐楚) , Li Shangyin vint passer l’examen impérial dans la capitale, il échoua à plusieurs reprises, mais il y rencontradeux immenses figures de la poésie Bai Juyi et Du Mu (白居易、杜牧) qui allaient jouer un rôle important dans son évolution littéraire et dans sa vie tout court.
Sa ténacité porta un fruit réconfortant : en l’an 837, à 24 ans, il devint enfin lauréat  de l’examen impérial et fut nommé « lecteur des documents impériaux » (à peu près synonyme de documentaliste dans notre langue actuelle). Peu après il fut nommé préfet d’un petit district éloigné de la capitale. il démissionna de cette fonction deux mois après pour revenir au poste de « lecteur des documents impériaux » où il resta assez longtemps.
Li Shangyin aimait voyager un peu partout à travers l’immense Empire du Milieu, souvent avec un ou deux de ses amis poètes. Ses nombreuses  péripéties dans la nature étaient autant d’occasions propices à ses créations poétiques et calligraphiques. De nos jours, on peut lire encore plus de ses 1000 poèmes sur la nature.  
 (.... à suivre)

lundi 10 février 2020

DIALOGUE CALLIGRAPHIQUE 8 - DONNER DES COURS DE CALLIGRAPHIE CHINOISE - suite et fin

... Thierry B : Oh là ! C’est très cérémonieux et solennel ! Et actuellement est-ce que cette cérémonie perdure en Chine ?

SHI Bo : Non, on n’organise plus cette cérémonie. Mais à ma connaissance, cela existe encore en privé : certains parents veulent que leurs progénitures deviennent de bons calligraphes ou de bon peintres, et ils organisent encore dans le privé ce cérémonial pour donner d’une part plus de responsabilité aux maîtres invités, et d’autre part plus d’encouragement aux enfants.
Thierry B : Je comprends. La cérémonie est solennelle, le professeur se doit d’être très sérieux dans la transmission de ses savoirs.

SHI Bo : Exactement ! Mon Maître Xia était à la fois sérieux et très gentil avec moi. Bien patient et très compétent, il m’expliquait en détail les relations entre le noir (encre) et le blanc (papier), entre le mouvement du pinceau et la respiration ; entre la présence de l’esprit dans le pinceau et le relâchement de pensée dans le vide etc… Il répétait inlassablement des traits tantôt sur le papier tantôt dans le vide.

Thierry B : Tu as eu la chance d’avoir un si grand maître !

SHI Bo : En effet ! Jai eu cette grande chance, Monsieur Xia était grand ami de mon père, et il reste mon grand maître que je respecte toujours 
尊師
Maitre vénéré



Thierry B : Monsieur Xia était un grand artiste, il pouvait dispenser des cours, mais nous autres Français connaissons à peine notre pinceau ! Nous ne méritons pas la confiance de nos élèves….

SHI Bo : Mais si ! A condition qu’on reste toujours modeste et sérieux dans la transmission. Lorsqu’on commence à donner des cours, on se doit de travailler avec un grand sens des responsabilités.
Beaucoup de mes élèves animent des cours de calligraphie en France comme dans d’autres pays en Europe. Je les encourage et je suis fier d’eux.
                               
Thierry B : Je remarque qu’ en France des associations invitent des étudiants chinois à donner des cours. Je pense que c’est une bonne voie à suivre.

SHI Bo : Tous les Chinois ne sont pas calligraphes, ils savent tous écrire le chinois, mais ils ne sont pas forcément tous bons en calligraphie. 

Thierry B : Est-ce qu’on peut créer son programme de cours de calligraphie en liant le pinceau avec Qi-Gong et Tai-Ji ?

SHI Bo : Je ne connais pas bien ces deux sports assez  répandus en Chine et aussi en France. Je ne suis pas contre les idées créatrices. Tu es maître du Qi-Gong, tu es mieux placé que moi pour savoir si on peut organiser des cours combinant Qi et Pinceau 
气和笔书法课
Qi et pinceau : cours de calligraphie

Thierry B : Je vais y réfléchir.

SHI Bo : Tu as appris la calligraphie depuis des années, tu peux donner des cours calligraphiques de base. J’espère que tu travailleras consciencieusement avec tes élèves.

Thierry B :  Bien sûr que oui. Merci beaucoup !.


lundi 3 février 2020

DIALOGUE CALLIGRAPHIQUE 8 - DONNER DES COURS DE CALLIGRAPHIE CHINOISE

上書法課
Au début de décembre, Paris était en grève. J’ai donc eu des jours tranquilles car les transports en commun étant «  en panne », mes cours furent naturellement annulés ; ainsi ai-je pu inviter des amis à venir dans mon nid savourer un bon thé et bavarder. Mon ami Thierry B est venu chez moi à trottinette, nous avons parlé des cours de calligraphie à enseigner.

Thierry B : Mon association de Qi-Gong possède dans la banlieue une grande salle où je donne des cours de Qi-Gong et Tai-Ji. Les participants sont nombreux. Plusieurs d’entre eux me demandent d’organiser des cours de calligraphie chinoise, j’hésite beaucoup. Crois-tu que j’en sois capable ?

SHI Bo : Beaucoup d’amis me posent cette question ; je leur réponds toujours positivement. A mon avis, si dans un domaine tu possèdes des connaissances, tu peux toujours donner des cours à ceux qui ignorent ce domaine. Le sage Confucius dit : 
先 者 为 师 

ce qui veut dire que « celui qui te précède dans quelque domaine peut te servir de guide ».

Thierry B : Je pense que donner des cours est une affaire solennelle, le professeur - ou le guide - doit être excellent dans le domaine dont il s’agit.

SHI Bo : Tu as raison, cela me rappelle la cérémonie organisée par mes parents quand mon Maître Xia m’a accepté pour élève : un jour très froid en hiver à Shanghaï quand j’avais 5 ans, mon père mit une table dans la cour où ma mère disposa plusieurs plateaux remplis de fruits et un brûle-parfum flanqué de quatre grosses bougies rouges déjà allumées. Sur le sol en bas de la table, ma grand-mère posa un épais coussin rouge en murmurant : « pour protéger les genoux de mon petit. ». 
A ce moment-là, mon père appela vers le salon : « Maître Xia, tout est prêt ! » Alors du salon sortit Monsieur Xia que je connaissais car il venait souvent siroter un thé avec mon père. Dordinaire, je lappelais :

夏 先 生
Monsieur Xia.  

Mais quand il se plaça devant la table, mon père me dit : « Agenouille-toi sur le coussin rouge et prie  Maître Xia de te prendre comme élève de calligraphie ! »
J’ai exécuté scrupuleusement son commandement et énoncé à haute voix « Maître Xia, voulez-vous me prendre pour élève ? »
Avec un grand sourire discret Monsieur Xia me releva du coussin tout en maffirmant avec beaucoup de sympathie : « Volontiers mon petit ! Désormais tu es mon petit disciple. Je ferai de mon mieux pour te guider sur le long chemin de calligraphie. »

漫 漫 書 法 路


Emu aux larmes, je me jetai dans ses bras. . .     
(A suivre)

jeudi 23 janvier 2020

NOUVEL AN CHINOIS : DUILIAN

Duilian: sentences parallèles pour le Nouvel An chinois

横批 : inscription horizontale  qui enjambe les deux sentences 
 陋室墨香
"La petite pièce exiguë est embaumée du parfum de l'encre"


 (sentence droite): 紫气堂春 
"L'énergie bénéfique et propice me vient de l'Est et emplit ma maison des couleurs du printemps"

 (sentence gauche ):  风调顺阖家康
"Le vent et la pluie favorables garantissent la bonne santé pour toute ma famille"



mardi 31 décembre 2019

2020 - AVANCER MAIN DANS LA MAIN



Chers Amis, Joyeuses Fêtes de Noel !
 祝朋友們聖誕節快樂 

  節日好 
Bonnes Fêtes  !

 祝大家健康 
Bonne santé à tout le monde   !
 新的一年 攜手前進  
Pendant une nouvelle année 
Avançons main dans la main !


lundi 23 décembre 2019

JOYEUSES FÊTES DE NOEL !

La vierge du Magnificat - Sandro Botticelli.

Chers Amis Joyeuse Fête de Noël !
 祝朋友們聖誕節快樂



lundi 9 décembre 2019

LETTRE DE COMMANDEMENT À MON FILS - ZHUGE LIANG - Grand lettré historique du 2e siècle de notre ère.

Fin novembre dernier, mon fils me demanda de calligraphier le célèbre « Commandements à mon fils » de Zhuge Liang, pour son cousin, me disant que ce serait un cadeau très significatif pour lui  qui dirige actuellement une entreprise de haute technologie à Pékin.

Je sais que son cousin (scientifique de haut niveau) s’intéresse depuis longtemps à la tradition culturelle chinoise ! 
Cela ne m’étonnerait pas qu’il accepte ma calligraphie de cette lettre de célèbre de Zhuge Liang. Ce document n'est-il pas considéré en Chine comme un texte "essentiel" de la pensée philosophique et de la bonne conduite des « hommes de bien ».

A l’origine, ce  fut une lettre adressée par le premier ministre de la Dynastie des Han, Zhuge Liang (181 – 234 - homme politique, stratège, poète et calligraphe) à son fils,  lequel observait strictement les commandements de son père. Il devint un homme important sur le plan culturel.

Cette lettre a eu et a encore une Grande influence sur les jeunes chinois qui veulent se former et se cultiver dans la tradition.  La voici :


诫子书
诸葛亮
夫君子之行,静以修身,俭以养德。非淡泊无以明志,非宁静无以致远。夫学须静也,才须学也,非学无以广才,非志无以成学。淫慢则不能励精,险躁则不能治性。年与时驰,意与日去,遂成枯落,多不接世,悲守穷庐,将复何及!
 Traduction :
 Commandements à mon fils
Pour avoir une remarquable moralité, l’homme de bien travaille à sa perfection dans la sérénité et cultive sa vertu dans la sobriété. 
Sans le détachement de la réputation et de la fortune, impossible d’acquérir une haute aspiration.
Sans la sérénité, impossible d’avoir une grande perspicacité. 
On ne peut étudier que dans la sérénité ; le talent ne se forme que dans l’étude. 
Sans étudier, on ne peut forger un immense talent ; de même que sans une haute aspiration, on ne réussira jamais dans l’ étude.
L’excès des plaisirs de la vie empêche de stimuler l’esprit ; l’irascibilité ne permet pas de cultiver le bon caractère.
Les années filent avec le temps ; la volonté s’efface avec le jour, tout comme les feuilles mortes qui tombent des branches desséchées, sans avoir contribué au monde.

Au crépuscule d’âge, blotti dans sa maison délabrée, on se lamente sur le passé, c’est trop tard !