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vendredi 6 mars 2020

LI SHANGYIN - LETTRÉ FIDELE A SON AMOUR - (2)

Passion à la nature
Notre lettré poète Li Shanghyin adorait passionnément flâner dans la nature : les historiens aiment raconter des anecdotes qui le concernent. Par exemple, un jour en plein hiver 848, après un dîner bien arrosé chez un ami poète, Li Shangyin quitta son ami et longea seul un sentier qui le conduisit au bord d’une rivière torrentielle. Par un faux pas il tomba dans l’eau glaciale : il se réveilla de l’ivresse et s’allongea dans les herbes jusqu’à l’aube lorsqu’un pêcheur matinal le trouva presque inanimé. Le pêcheur le couvrit de son manteau, frotta son corps pendant longtemps… Eveillé, Li se fâcha contre le pêcheur en lui lançant : « Pourquoi me fais-tu si mal sur tout mon corps ? » Le pêcheur lui adressa un sourire amer.
Li Shangyin est un poète qui chante la nature, parmi ses nombreux poèmes, deux me plaisent particulièrement :






  

  高阁客竟去      
小园花乱飞
  参差连曲陌      
迢递送斜晖

   肠断未忍扫      
眼穿仍欲稀
   芳心向春尽      
   所得是沾衣   

Les fleurs pleuvent

Les visiteurs ont quitté mon pavillon haut perché
Les pétales tourbillonnent dans la cour isolée
Ils se répandent sur les sinueuses allées
Et puis s’envolent très loin saluer le soleil décliné
Aux entrailles percées je n’ai pas le courage de les balayer
Mon regard fixé sur les branches 
qui continuent à se dénuder
Mon cœur sublime s’attriste avec le printemps 
qui s’achève
Je ne peux que mouiller ma robe de larmes discrètes

A travers ce petit poème, on sent parfaitement bien que ses larmes pour les fleurs qui s’en vont avec le printemps sont profondément sincères.


    

  向晚意不适     
驱车登古原
   夕阳无限好      
只是近黄昏.

Temple de Leyou

A l’approche du soir
Me sentant mélancolique
Je grimpe en char
Jusqu’au temple antique
Le soleil couchant est une splendeur indescriptible
Déjà règne le crépuscule

Notons que les deux derniers vers de ce poème sont devenus aujourd’hui une maxime populaire très répandue en Chine. On les cite pour exalter la profonde admiration  pour la splendeur des derniers temps de la vie de toute personne, mais c’est une admiration mêlée au regret pour la fin de la vie ( crépuscule de la vie )On peut trouver ce genre de regret dans beaucoup d’autres anciens poèmes chinois.


                                                                                                                                    ((à suivre)

    
(à suivre)

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