Vous trouverez sur ce blog, au fil des jours et des mois, les oeuvres réalisées par le Maitre Calligraphe Shi Bo, ainsi que les stages qu'il propose, ses livres numérotés et autres parutions, ses commentaires ....... Que la visite vous soit un enrichissement.
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samedi 9 mai 2015

LE PAVILLON DES ORCHIDEES - PREFACE DE WANG XIZHI 4eme SIECLE

Wang Xizhi, 王羲之, (321-379 ou 303-361) - 
SHI BO - calligraphie originale sur support cartonné. Grand format
蘭亭集序- pinyin: Lántíngjí Xù 
Preface du Pavillon des orchidées.
Quelques extraits :
 “Au troisième mois de la 9ème année de l’ère Yonghe (353), à la fin du printemps, nous nous sommes réunis au pavillon des Orchidées, situé dans le district de Shanyin qui dépend de la commanderie de Huji, pour célébrer la fête de ce jour. De nombreux lettrés remarquables étaient venus ; jeunes et vieux étaient rassemblés. L’endroit était entouré de sommets escarpés, de forêts touffues et de hauts bambous ; des ruisseaux d’eau limpide brillaient dans les alentours. 
Photo de Yuxiang Li  provenant du livre "Jardins de Chine ou la quête du Paradis" aux  éditions  La Martinière.
....... Cela nous amena à faire flotter des coupes le long d’un courant sinueux, au bord duquel nous nous sommes assis. Bien que nous n’eussions ni flutes, ni cithare, à chaque coupe vidée, le buveur chantait un poème, ce qui créait une atmosphère enjouée et raffinée.......
SHI BO - Une autre version du même texte.
...... La vie, au cours de sa durée, évolue selon la nature pour finir par s’épuiser. 

Huang Chen - XVIIes - eaux sinueuses coupes flottantes - époque Ming
.......Les anciens disaient : “La vie et la mort sont ce qu’il y a de plus important”. Comment ne pas souffrir !
Chaque fois que je compare l’origine des sentiments chez les anciens avec ce que je ressens, c’est comme le recto et le verso d’une même chose. J’approche toujours leurs écrits avec un soupir de tristesse sans pouvoir m’expliquer pourquoi. ........ 
Huang Chen - XVIIes - eaux sinueuses coupes flottantes - époque Ming
.........Bien que les circonstances changent avec les générations, ce que les humains éprouvent reste toujours identique. Ainsi ceux qui plus tard liront ce recueil ressentiront la même émotion que la mienne dans ce texte”. 

Textes extraits de la traduction de la Préface du pavillon des orchidées, faite par Jacques Pimpaneau dans :  Anthologie de la littérature chinoise classique. 2004.

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